Mai
1978
La
doctrine par contraste
avec
l'administration—Première Partie:
La
doctrine
La Vérité ou l'organisation?
Pourquoi est-il nécessaire de
donner une explication?
Qu'est-ce que la doctrine?
La doctrine de Christ
Quelles sont les seules personnes
autorisées à prêcher l'Evangile?
Christ est présent-venu dans la
chair-aujourd'hui
Le vrai ministère
La délégation des responsabilités
Les tendances humaines
L'appel et le mandat ne
garantissent pas la fidélité
Résultats: doctrines d'hommes et
de démons
Christ était «ce Prophète»
Comment connaître la doctrine
La compréhension vient uniquement
par la révélation divine
Pourquoi est-il nécessaire
d'éprouver les serviteurs de Dieu?
Devons-nous suivre des hommes qui
se détournent de la vraie doctrine?
Il faut connaître les vrais
serviteurs
Conclusion
Chers Frères,
Salutations une fois de plus. Où s'enfuit le temps? Il semble que je viens de terminer la dernière lettre, et voici déjà le moment d'écrire la suivante. C'est toujours un privilège de vous servir de cette façon-là, mais quelquefois il est difficile de trouver suffisamment de temps pour réaliser tout ce qui doit être fait. Je ne peux m'empêcher de croire que LE TEMPS, ce facteur inestimable, devient de plus en plus fugitif. En un sens, c'est une bonne chose. Nous sommes exhortés à prier: "Que ton règne vienne; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel." Comment est-il possible de faire cette prière sans avoir le désir de voir les jours d'agitation et de conflit s'écouler rapidement? Lorsque je regarde autour de moi et vois l'angoisse mentale, la frustration et le malheur existant au sein des familles à cause du changement et de bien d'autres problèmes connexes, je suis profondément attristé. Maintes fois de suite (si ça pouvait servir à quelque chose) ferais-je le vœu que nous soyons tous unis en esprit et dans l'amour de la Vérité de Dieu. Mais à cause de l'iniquité, l'amour du plus grand nombre se refroidira (Matt. 24:12). Beaucoup trop de gens concentrent leurs regards sur les péchés et la bassesse des autres plutôt que sur la perfection et la beauté de la Vérité de Dieu. Ou bien ils demandent comme l'a fait Pilate: "Qu'est-ce que la vérité?" A partir de notre appel, notre baptême et notre commencement dans l'assurance, quelques années ont suffi pour que tant d'appelés perdent la connaissance que Dieu leur avait donnée. Ils ne croient plus en ce qu'ils ont pratiqué au commencement. Ils n'ont confiance en rien si ce n'est en eux-mêmes. Et, franchement, c'est bien là le dernier endroit où nous devrions placer notre confiance!
Comme je voudrais qu'il y ait un moyen par lequel je puisse vous convaincre de la nécessité d'être fidèles, de croire en ce que vous avez pratiqué au commencement. Mais pour le moment je n'en vois aucun. J'ai prié Dieu et je Le prierai encore d'être compatissant et de donner miraculeusement à Ses véritables enfants un nouvel élan et sens de l'orientation. Oui, je sais qu'il y en a quelques-uns qui ont décidé avec autorité de manifester une obéissance volontaire dans leur propre vie personnelle. Mais, ces "quelques-uns" sont bien trop peu nombreux. D'autres épreuves et tests vont encore éprouver ceux qui sont fidèles en ce moment. Les dernières années qui se sont écoulées, l'ont prouvé. Seule la persévérance jusqu'à la fin sera concluante. Jésus a dit: ". . . celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé " (Matt. 24:13). Si vraiment nous possédons la foi—si vraiment nous croyons—nous y arriverons.
Où en êtes-vous, quant à la foi? Il est temps de dresser un inventaire de soi-même. Et si des révisions sont nécessaires, il faut les faire maintenant. Ne laissez pas "l'huile" de la foi se dissiper jusqu'à atteindre des niveaux dangereusement bas.
I. La Vérité ou l'organisation?
Dans cette lettre du mois, je vous parlerai de "la doctrine par opposition à l'administration". C'est un sujet qui semble peu clair pour certains. Néanmoins, c'est en comprenant ce principe même que j'ai pu comprendre ce qui se passait dans l'Eglise Universelle de Dieu et ce que je devais faire. Je ne vous cache pas que, lorsque je dus choisir entre la Vérité et l'organisation, ce fut le choix le plus difficile que j'avais jamais dû faire. Ce choix reposait directement sur la compréhension d'un point: l'administration par opposition à la doctrine fondamentale (la Parole de Dieu révélée). J'espère pouvoir éclairer ce sujet dans cette lettre et les suivantes.
II. Pourquoi est-il nécessaire de donner une explication?
De nombreuses questions ont été posées. L'administration ne constitue-t-elle pas une partie de la Vérité de Dieu révélée? Le gouvernement, tel qu'il fut exercé dans le passé, ne fait-il pas partie du mode de vie révélé? En changeant l'administration, n'avons-nous pas changé la vérité à laquelle nous avons été appelés, que nous avons acceptée et pour laquelle nous nous sommes fait baptiser? N'est-il pas nécessaire d'avoir une forme rigide de gouvernement pour garder l'Eglise pure et sans tache au milieu de ce monde? L'administration implique le gouvernement! Quel genre de gouvernement Dieu accepte-t-Il? Ou, vivons-nous à une époque où chacun fait ce qui lui semble bon? N'y a-t-il pas de responsabilité centralisée, de gouvernement? Le ministère, est-ce quelque chose de périmé? Quelles sont les réponses à ces questions?
Les gens qui posent des questions méritent qu'on leur réponde. Mais, s'il vous plaît, n'abordez pas le sujet avec des préjugés et des réponses préconçues. Si telle est votre attitude, tout ce qui suit ne vous servira pas à grand-chose. Je désire aborder le sujet honnêtement et impartialement, en me basant sur la Bible. Ferez-vous de même?
III. Qu'est-ce que la doctrine?
La racine grecque pour "doctrine" est DIDASKO. Il s'agit d'un verbe primitif, signifiant "enseigner". Les dérivés sont DIDACHE—qui signifie la doctrine ou ce qui fut enseigné—et DIDASKALIA, traduit par instruction, doctrine, enseignement ou savoir.
Questions: Quelle doctrine? L'enseignement de qui? Et cet enseignement est-il absolu, invariable? Si oui, comment pouvons-nous être absolument sûrs que nous croyons et pratiquons la doctrine? Ou, existe-t-il d'autres conceptions et croyances acceptables? Comment pouvons-nous savoir?
Tout d'abord, la Bible affirme clairement que Jésus-Christ apporta Sa doctrine—Ses enseignements (Matt. 7:28 et 22:33). Les gens étaient frappés—étonnés—de Ses enseignements. Pourquoi? Car Il enseignait comme ayant autorité. Sa doctrine était absolue! Combien différente des interprétations, probabilités, conjectures et points de vue des hommes religieux de Son époque. Christ parla avec une autorité absolue!
Comment pouvait-Il le faire? Quelle était la source de Sa conviction, de Sa croyance? Le raisonnement vide, insensé, incongru et inconséquent des êtres humains constituait-il le fondement de Sa conviction? Comment Jésus pouvait Il affronter la société juive de Son époque avec un dogme inflexible et invariable? Il est certain que Son apparition avait plus d'importance et de signification que toutes les relations humaines mises ensemble. Car Il parlait avec une autorité absolue, bien que ce qu'Il dit allait à l'encontre de presque toutes les conceptions acceptées de l'époque. Il était ferme et énergique.
Pourquoi Christ avait-Il tant d'assurance?
L'apôtre Jean rapporte cette déclaration de Jésus Christ: "Je suis le chemin, la vérité, et la vie. . ." (Jean 14:6). Sa vie, c'était la Parole de Dieu animée. Il était la Parole même personnifiée (Jean 1:14). Jésus-Christ était l'enseignement vivant—la plénitude de la doctrine—de Dieu. La vraie doctrine est la Parole de Dieu—la Parole personnifiée dans la vie de Jésus-Christ.
Quelle importance y a-t-il pour nous de CONNAITRE la doctrine? Les interprétations, les raisonnements et les changements humains sont-ils acceptables aux yeux de Dieu? L'apôtre Jean a écrit: "Quiconque va plus loin et ne demeure pas dans la doctrine de Christ n'a point Dieu; celui qui demeure dans cette doctrine a le Père et le Fils" (II Jean 9).
C'est tout à fait clair! La doctrine doit premièrement être donnée. Ensuite, chaque serviteur appelé et choisi par Dieu est moralement obligé de persévérer dans la doctrine. Il ne peut pas la changer. Pourquoi? Parce que pour avoir la vraie doctrine, Il faut avoir Christ en soi. Car, Christ est la doctrine. Et Christ ne change pas.
Notez soigneusement les passages suivants:
I Timothée 6:3—Paul dit qu'il y en a qui ". . . enseignent de fausses doctrines, et ne s'attachent pas aux saines paroles de notre Seigneur Jésus-Christ, et à la doctrine qui est selon la piété. . ."
Actes 15:35—"Paul et Barnabas demeurèrent à Antioche, enseignant et annonçant, avec plusieurs autres, la bonne nouvelle de la parole du Seigneur."
Actes 18:11—"Il [Paul] y demeura un an et six mois, enseignant parmi les Corinthiens la parole de Dieu."
Colossiens 3:16—"Que la parole de Christ habite parmi vous abondamment; instruisez-vous et exhortez-vous les uns les autres en toute sagesse. . ."
La vraie doctrine est la Parole de Christ. C'est le mode de vie qu'Il manifesta—le mode de vie qu'Il vécut dans Son propre corps de chair. Et cette Parole a été consignée par écrit dans la Bible pour nous servir d'avertissement et d'instruction. Mais, la Bible n'a-t-elle pas été l'objet des interprétations des hommes? Comment pouvons nous connaître la doctrine absolue de Christ?
Nous savons que les vrais serviteurs choisis par Christ doivent demeurer dans Sa doctrine. Mais, d'une façon ou d'une autre, nous devons parvenir à reconnaître la vraie doctrine de Christ pour ensuite y persévérer fidèlement. De plus, nous devons comprendre quelle était la source de la doctrine de Christ. D'où tirait-Il Son enseignement?
La doctrine de Christ venait du Père—l'autorité suprême. Jésus a dit: ". . . Ma doctrine [didache] n'est pas de moi, mais de celui qui m'a envoyé" (Jean 7:16). La source des paroles de Christ était l'enseignement du Père. Il ne s'agissait pas de conjectures. C'était absolue! Il savait que Dieu, Son Père, L'avait envoyé pour prêcher la Vérité—la Parole de vie inaltérable. Voilà pourquoi Il parlait avec une telle conviction, assurance et fermeté. Dieu Lui avait donné les paroles mêmes qu'Il devait prononcer (Jean 12:49-50; Deut. 18:15-20). Et Jésus-Christ n'a pas parlé d'un air présomptueux, S'arrogeant un titre ou une fonction. Il fut commissionné et envoyé par le Père (Jean 9:3-4; 8:42-47; 12:49). Sa doctrine était absolue! Elle était parfaite! Elle ne pouvait être modifiée ou changée. Dieu le Père est parfait. Sa voie est parfaite. On ne peut améliorer la perfection. Elle est idéale—absolue! Elle n'est pas sujette au changement ou à la variation.
Il n'y a pas lieu de contester la mission ou le message de Jésus-Christ. Il fut envoyé par Dieu le Père. Son message—les Paroles de vie—Lui furent données. Il prêcha aux gens de l'époque ce que le Père Lui avait donné. Mais la question suivante se pose: Et ceux qui vivent à une époque postérieure à celle de Christ? Qui doivent-ils écouter? Et quelle garantie ont-ils qu'ils entendent bien les paroles du Père?
Jésus-Christ confia à Ses disciples une mission à long terme: "Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit . . ." Mais, que devaient-ils enseigner—et jusqu'à quand? Jésus continue: ". . . et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde" (Matt. 28:19-20). Ceux qui étaient envoyés en mission devaient prêcher les paroles mêmes que Jésus-Christ avait enseignées. Et les paroles que Jésus enseigna n'étaient pas Ses propres paroles, mais celles du Père. Notez la transition! Le Père envoya Christ pour prêcher la Vérité—les paroles de vie, puis, à Son tour, Jésus confia à Son ministère choisi la responsabilité de prêcher la seule et même vérité qu'Il avait reçue du Père. Et jusqu'à quand? Jusqu'à la consommation du siècle—l'époque du retour de Jésus-Christ, de Son second avènement.
Cette Vérité-là n'a jamais changé. Les mêmes paroles doivent être prêchées en tout temps—depuis l'époque de la première venue de Christ en tant qu'être humain jusqu'à Son second avènement en tant qu'esprit divin.
V. Quelles sont les seules personnes autorisées à prêcher l'Evangile?
Mais qui sont ceux qui doivent prêcher cette voie? Seuls ceux qui sont envoyés par Dieu! Lorsque quelqu'un est choisi pour prêcher la Vérité, cela va sans dire que la Vérité a tout d'abord été donnée à ce serviteur. Remarquez la prière que fit Jésus juste avant Sa mort, Son ensevelissement, Sa résurrection et Son ascension jusqu'au trône du Père. Il pria ainsi: "Comme tu m'as envoyé dans le monde, je les ai aussi envoyés dans le monde" (Jean 17:18). Cette charge ne pouvait pas se limiter aux douze apôtres, parce que, comme on le voit dans Matthieu 28:19-20, la mission confiée à Son ministère choisi devait durer jusqu'au second avènement. Les douze apôtres sont morts il y a bien longtemps. La mission de Jésus-Christ a-t-elle échoué? Bien sûr que non! La mission concernait tous les serviteurs choisis et précisément envoyés par Christ et Dieu le Père. Et cette charge reste la même jusqu'au retour de Jésus-Christ. Le message qu'elle implique consiste en les paroles mêmes que Jésus-Christ enseigna lorsqu'Il habita cette terre en tant qu'humain. Ces paroles n'ont jamais changé et ne changeront jamais, car elles sont parfaites et éternelles. Elles sont esprit et elles sont vie.
Comment donc pouvons-nous recevoir ce mode de vie? Comment pouvons-nous savoir que nous sommes les élus de Dieu?
Jésus a dit aux disciples qu'Il S'était choisis: "Si vous m'aimez, gardez mes commandements." Et quels étaient Ses commandements? Les paroles de Dieu—la vraie doctrine—les paroles qui venaient du Père. Il a continué en disant: "Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu'il demeure éternellement avec vous, l'Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu'il ne le voit point et ne le connaît point; mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous, et il sera en vous. Je ne vous laisserai pas orphelins, je viendrai à vous" (Jean 14:15-18).
Par le Saint-Esprit, Christ allait revenir à Ses serviteurs choisis. Il allait faire Sa demeure en eux. En étant en eux, la Parole immuable de Dieu allait résider en chaque disciple. Christ était cette Parole. Il était la doctrine de Dieu personnifiée. En donnant Son Esprit, la vie de Christ—la Doctrine, la Vérité, la Parole de vie—allait pouvoir être en nous. Et si nous n'avons pas l'Esprit, nous ne Lui appartenons pas (Rom. 8:9).
Dieu doit premièrement choisir ceux à qui Il veut révéler le mode de vie éternel—ceux qui sont destinés à recevoir Christ, la Parole de Vie. A ceux qu'Il a choisis, Dieu donne le mode de vie—la doctrine. Ils reçoivent cette Vérité grâce à la puissance de la révélation divine. Par conséquent, nous pouvons savoir que nous avons reçu la vraie doctrine.
Jésus poursuit: "En ce jour-là, vous connaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et que je suis en vous. Celui qui a mes commandements et qui les garde, c'est celui qui m'aime; et celui qui m'aime sera aimé de mon Père, je l'aimerai, et je me ferai connaître à lui" (Jean 14:20-21).
VI. Christ est présent-venu dans la chair-aujourd'hui
En ce jour-là (le retour de Christ), nous CONNAITRONS que Christ est en nous! Comment? Quoi que Christ fût dans Son propre corps de chair, cela devait être maintenu et conservé dans Son Eglise jusqu'à Son second avènement. Non par Sa propre existence personnelle, mais par Son Esprit. Car Il dit qu'il était avantageux qu' Il meure, ressuscite et s'en aille au Père. Cependant Il nous est dit: "En ce jour-là, vous CONNAITREZ que je suis . . . en vous."
Christ a promis de revenir en la puissance du Saint-Esprit (comparez Jean 14:17 et 18) et de faire Sa demeure en ceux qu'Il S'est choisis. Et qu'était Christ? La vraie doctrine! La Parole même de Dieu (comparez Jean 1:14 et 14:6). De même que Dieu Lui confia mission de prêcher le message (Jean 14:10), de même, à Son tour, Il la confia à ceux qu'Il avait choisis (Jean 17:18). Et cette mission devait se perpétuer jusqu'au jour même de Son retour (Matt. 28:l9-20 et Jean 14:20). Dans les derniers jours—les jours précédant juste Son retour, il doit exister une responsabilité ministérielle authentifiée. Et la preuve manifeste de cette responsabilité, c'est sa nature identique à la vie et à la mission de Christ lorsqu'Il fut ici sur cette terre en tant qu'être de chair. Son opération est la continuation de cette mission confiée à Christ. La doctrine que Christ enseigna et qu'Il pratiqua aussi est maintenue aujourd'hui grâce à la puissance de l'Esprit en Ses sujets choisis.
Vu ce que nous venons de dire, il n'est pas difficile de comprendre pourquoi Judas (non pas l'Iscariot) était intrigué. Il ne pouvait pas comprendre les implications spirituelles. Comment les disciples pourraient-ils voir la manifestation du Corps de Christ (après Son ascension et un retour promis), alors que les êtres humains du monde ne le pourraient pas? Nous en trouvons la réponse dans la compréhension de ce que Christ était—oui, ce qu'Il est MAINTENANT, c'est ce qu'Il a été et ce qu'Il sera toujours. Les gens de Son époque Le reconnaissaient en tant qu'être humain—le fils de Marie. Mais il y avait une vérité profonde qu'ils ne pouvaient pas saisir: Il était la doctrine, la Parole de Dieu personnifiée, le Fils même de Dieu! De même dans les derniers jours, seuls ceux qui comprennent reconnaîtront vraiment Christ. Il est présent dans les vies de ceux qui ne sont pas reconnus par les masses. Les conditions nécessaires pour avoir un tel discernement sont exactement les mêmes aujourd'hui qu'à Son époque.
Dans Jean 14:23-24, Jésus a répondu à la question délicate de Judas: "Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole [la doctrine, l'enseignement donné par le Père] . . . nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui. Celui qui ne m'aime pas ne garde point mes paroles [la doctrine]. Et la parole que vous entendez n'est pas de moi, mais du Père qui m'a envoyé." Les mots ne constituent pas à eux seuls une preuve suffisante. Jésus dit que nous Lui prouvons notre amour en obéissant implicitement à la doctrine du Père, qu'Il a Lui-même prêchée et pratiquée et qui, dans les derniers jours, est maintenue dans les vies de Ses serviteurs choisis!
En ce qui concerne les derniers jours, posons-nous la question suivante: "Comment pouvons-nous connaître la doctrine que Jésus-Christ enseigna et en être sûrs?" Jésus a précisément répondu à cette question dans le verset 26 de Jean 14: ". . . le consolateur, l'Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit." Quand? Non seulement du vivant des douze, mais comme dit Christ dans le verset 20—"En ce jour-là"—le jour du retour de Christ. Il s'agit d'une promesse faite à vous et à moi. Promesse que le Saint-Esprit allait appeler notre attention sur tout ce que Jésus-Christ enseigna lorsqu'Il fut ici sur la terre en tant qu'être de chair. Il allait enseigner, par l'intermédiaire de Son Esprit, la doctrine immuable—la seule et même doctrine que Son Père Lui confia et qu'Il enseigna de Son temps, Il y a environ 2000 ans.
Comment le message devait-il être enseigné? Comment ceux qu'Il choisirait allaient-ils connaître—entendre—cette profonde Vérité?
Un vrai ministère devait être choisi. La Bible le montre très clairement. Nous devons nous souvenir que Dieu dit que "l'homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu" (Matt. 4:4). Par conséquent les textes suivants s'appliquent à nous.
Dans Jean 15:16, Jésus dit aux douze disciples que ce n'étaient pas eux qui l'avaient choisi, mais bien Lui qui les avait choisis. "Ce n'est pas vous qui m'avez choisi; mais moi, je vous ai choisis, et je vous ai établis . . ." déclare-t-Il. Le salut est l'opération de Dieu. C'est Dieu le Père qui s'en occupe. Mais le Père confia toute la responsabilité au Fils, Jésus-Christ. Les êtres humains ne peuvent nullement s'attribuer des prérogatives relatives à cette mission. Etant totalement responsable, Christ choisit ceux qu'Il veut—et pour les devoirs qu'Il détermine. Le ministère est un ministère choisi. Et dans un sens général, tous ceux que Dieu appelle au salut doivent être choisis par Lui.
De même que Christ choisit les douze pour qu'ils exercent des responsabilités précises dans l'Eglise de Dieu du premier siècle, de même Il appellera et désignera des serviteurs pour accomplir une œuvre des derniers jours. Dieu ne change pas. Sa méthode de travail non plus. S'Il changeait, alors la Bible elle-même n'aurait pas beaucoup d'utilité. Il s'agirait d'un simple récit historique. Cependant, la Bible est au contraire la Parole vivante de Dieu. Elle est éternellement vraie—exacte et pertinente. Par conséquent, personne n'a le droit de s'arroger la responsabilité de ministre. Il faut être appelé et envoyé. En outre, chaque serviteur de Dieu doit être appelé pour comprendre la Vérité! Et lorsque la Vérité est donnée aux serviteurs choisis par Dieu, tous—qu'ils soient ministres ou laïcs—sont moralement responsables de persévérer fidèlement dans cette charge.
Que doivent enseigner les ministres choisis par Dieu? De quoi sont-ils rendus responsables? Dans Jean 15:15, Jésus a donné une explication succincte de la charge: ". . . je vous ai fait connaître tout ce que j'ai appris de mon Père." C'est tout à fait clair! Jésus reçut Son message du Père. A Son tour, Il appela et envoya en mission des ministres à qui Il enseigna la même vérité. Ce qui leur avait été transmis, c'est ce qu'ils étaient tenus de prêcher aux appelés. Et cette parole qui leur fut transmise était la Vérité (Jean 17:17).
De même, l'apôtre Paul fut appelé et chargé de mission. A son aide Timothée, il écrivit ce qui suit: "sachant bien que la loi n'est pas faite pour le juste, mais pour les méchants et les rebelles, les impies et les pécheurs, les irréligieux et les profanes, les parricides, les meurtriers, les impudiques, les infâmes, les voleurs d'hommes, les menteurs, les parjures, et tout ce qui est contraire à la saine doctrine, conformément à l'Evangile de la gloire du Dieu bienheureux, Evangile qui m'a été confié"(I Tim. 1:9-11).
Comme les douze apôtres, Paul fut appelé et envoyé par Jésus-Christ. Le message leur fut transmis. Ils étaient rendus responsables de la vérité qui avait été donnée. Les appelés à qui ils prêchaient ce mode de vie, allaient être jugés par ces paroles mêmes. Voilà à quel point la vérité est intransigeante et absolue. Et la Bible montre très clairement qu'une telle responsabilité relative à la vérité existerait dans les derniers jours (Matt. 28:19-20). La Bible demeure absolue pour toutes les générations. La Vérité doit être donnée, les serviteurs de Christ doivent être commissionnés par Lui, les gens doivent être appelés pour entendre, et ce qui est enseigné servira de base au jugement futur.
Les apôtres (y compris l'apôtre Paul) enseignèrent la même doctrine que Jésus-Christ. Les paroles enseignées par Christ n'étaient pas les Siennes, mais les paroles mêmes du Père. Dans Actes 2:41-42, la Vérité est appelée la doctrine des apôtres. Luc écrivit: "Ceux qui accueillirent la prédication de Pierre furent donc baptisés. . . Or, ils persévéraient dans la doctrine des apôtres et dans la communion fraternelle. . ." (Version Synodale). D'où venait leur message? De Jésus-Christ. Et de qui Jésus-Christ avait-Il la Vérité? Du Père. Et Dieu le Père est l'autorité suprême.
Qu'enseigna Paul? Son message était-il différent de celui que prêchèrent les douze premiers apôtres? Absolument pas! Luc écrivit: "Alors le proconsul, voyant ce qui était arrivé, crut, étant frappé de la doctrine du Seigneur" (Actes 13:12). Qu'était la doctrine du Seigneur? Ce que le Père lui avait donné. Et qu'était la doctrine enseignée par les douze apôtres? La même doctrine que Jésus-Christ enseigna. Par conséquent, la doctrine enseignée par l'apôtre Paul et les douze apôtres était la seule et même doctrine. Et cette doctrine n'était rien d'autre que l'évangile que Jésus-Christ mit en lumière.
VIII. La délégation des responsabilités
Mais qu'en est-il des époques qui succédèrent à la prédication des apôtres? La même doctrine devait-elle être continuée fidèlement jusqu'à la fin? Jésus-Christ a dit: "Enseignez-leur [à de futurs disciples] à observer tout ce que je vous ai préscrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde" (Matt. 28:20). Sous l'inspiration divine, Paul a écrit: ". . . ce que tu as entendu de moi en présence de beaucoup de témoins, confie-le à des hommes fidèles, qui soient capables de l'enseigner aussi à d'autres" (II Tim. 2:2). La vraie doctrine ne change pas. La façon dont Dieu travaille pour faire connaître la Vérité, ne change pas. Seuls les hommes, enclins à l'aberration et à l'infidélité, changent. Que Dieu soit reconnu pour vrai, et tout homme pour menteur. C'est ce que dit la Bible.
En temps et lieu, Dieu choisit et envoie des serviteurs afin qu'ils prêchent la Vérité. Ces serviteurs choisis ont la responsabilité d'en enseigner d'autres et d'en désigner certains pour continuer à prêcher la Vérité sans déviation. Comme Paul dit: ". . . des hommes fidèles, qui soient capables de l'enseigner aussi à d'autres." Notez l'instruction donnée dans I Timothée 4:16. Il est toujours nécessaire de manifester beaucoup de prudence.
Les ministres choisis doivent être conséquents dans la prédication de cette vraie doctrine qui leur a été transmise. Ils doivent être des serviteurs fidèles. Mais qu'en est-il de ceux qui entendent la voix de Christ par l'intermédiaire de Son ministère choisi? Quelle est leur obligation morale?
S'adressant à l'église de Rome, Paul écrivit ceci: ". . . vous avez obéi de cœur à la règle de doctrine dans laquelle vous avez été instruits." Et dans quelle doctrine ont-ils été instruits? Paul dit qu'il les a instruits dans la doctrine même qui lui avait été confiée. Et Paul dit au jeune évangéliste Timothée à qui il transmettait cette responsabilité: "En exposant ces choses [ce qui avait été confié à Paul] aux frères, tu seras un bon ministre de Jésus-Christ, nourri des paroles de la foi et de la bonne doctrine . . ." (I Tim. 4:6).
Tout comme les ministres, les laïcs doivent être fidèles à la Vérité qui leur a été révélée. La vraie doctrine ne peut pas changer. Elle est esprit—elle est éternelle. Mais ce que les gens en ont fait, on ne peut presque pas l'imaginer. Considérons la profondeur de la ruse humaine.
Quelles sont les tendances humaines? Elles reflètent les astuces de la nature charnelle. Comprendre ces tendances, c'est avoir une crainte saine de la Parole de Dieu et la respecter. Comprenons bien. Examinons-nous nous-mêmes à la lumière de ces tendances, plutôt que d'essayer de les attribuer à d'autres afin de nous aveugler sur la culpabilité de notre erreur.
Dans Ephésiens 4:14 Paul a écrit: ". . . afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction . . ." D'une part certains veulent se détourner de la vérité et enseigner l'erreur, d'autre part les gens sont bien trop disposés à écouter l'hérésie—à se laisser emporter par diverses doctrines.
Dans I Timothée 1:3-4 Paul nous instruit encore en disant: "Je te rappelle l'exhortation que je te fis, à mon départ pour la Macédoine, lorsque je t'engageai à rester à Ephèse, afin de recommander à certaines personnes de ne pas enseigner d'autres doctrines, et de ne pas s'attacher à des fables et à des généalogies sans fin, qui produisent des discussions plutôt qu'elles n'avancent l'œuvre de Dieu dans la foi."
Paul continue à donner Ses enseignements à Timothée, versets 5-7: "Le but du commandement, c'est une charité venant d'un cœur pur, d'une bonne conscience, et d'une foi sincère. Quelques-uns, s'étant détournés de ces choses, se sont égarés dans de vains discours; ils veulent être docteurs de la loi, et ils ne comprennent ni ce qu'ils disent, ni ce qu'ils affirment."
De quoi se sont-ils détournés? De l'Evangile qui avait été confié à Paul (verset 11).
Notons quelques autres exemples. Il devient de plus en plus évident que l'homme n'est pas enclin à la fidélité, mais bien plutôt à la corruption—et même à la corruption de la Vérité que Dieu lui confie.
A Timothée, Paul donne l'instruction suivante: "Sois attentif à toi-même et à la doctrine; persévère dans ces choses, car en faisant ainsi tu te sauveras toi-même et ceux qui t'écoutent" (I Tim. 4:16, Version Darby).
A tous égards, l'homme a tendance à s'éloigner de la Vérité. La Bible est une chronique sur l'homme qui reçoit la Vérité et qui s'en détourne ensuite. Peu importe l'époque—que ce soit avant ou après le temps du Christ—la nature humaine n'a pas changé. L'homme ne semble pas capable d'être loyal à la Vérité. La voie de Dieu est contraire à la nature des êtres humains. L'homme ne se soumet pas à la Loi de Dieu, et Il ne le peut même pas. Sa nature inhérente est incompatible avec Dieu. L'homme doit donc surmonter cette tendance—vaincre cette inclination à traiter la Vérité de Dieu avec irrespect. Et pourtant si peu sont vraiment parvenus à se dominer—même avec l'aide de Dieu. En parlant du chemin qui mène à la vie, Christ à dit: ". . . peu nombreux sont ceux qui le trouvent".
Souvent, les gens se soumettent aux caprices des raisonnements les plus dominants. Mais si ces raisonnements ne sont pas conformes à la Vérité révélée par Dieu, on se met à vaciller, à se laisser emporter à tout vent de doctrine. A cause de la séduction et des convoitises naturelles, les changements paraissent si logiques et acceptables. Il est impossible d'être enraciné et fermement établi sur un fondement stable à moins que l'on ne respecte tout d'abord la Parole de Dieu—la vraie doctrine. Ceux qui respectent et qui aiment la Vérité refuseront de devenir la proie des séducteurs, qui souvent suggèrent le changement d'une manière subtile dans leur propre intérêt ou dans celui d'une organisation. Paul a dit à Tite: ". . . qu'ils ne s'attachent pas à des fables judaïques et à des commandements d'hommes qui se détournent de la vérité" (Tite 1:14). L'absolu, c'est la doctrine—la Vérité. C'est immuable. C'est le seul critère pour juger les activités et les croyances de tous les hommes. Les hommes peuvent changer, mais la Vérité de Dieu demeure inaltérable. Si ce principe avait été profondément ancré en nous, il ne nous aurait pas été très difficile de comprendre les problèmes des quelques années écoulées. Un fondement instable fut la cause des traumatismes et des doutes. Mais il n'existe qu'un seul fondement absolu et sûr. C'est la Parole révélée par Dieu—la vérité que l'on a reçue par l'intermédiaire de l'Eglise de Dieu. Pourquoi douterions-nous? Nous ne devrions pas avoir un seul doute, car Dieu a dit que cette Eglise existerait dans les derniers jours. Il n'y a pas eu d'autre église qui ait cru et pratiqué tous les principes de la Bible—tant de l'Ancien que du Nouveau Testament.
X. L'appel et le mandat ne garantissent pas la fidélité
Les serviteurs de Dieu ne sont pas à l'abri des pressions qui les pousseraient à apporter des changements ou des modifications à leur charge. Certains de ceux qui avaient reçu une telle responsabilité ont échoué. Les circonstances de leurs vies ont été écrites pour servir d'avertissement à d'autres. L'appel et le mandat ne garantissent pas la fidélité. C'est à l'individu concerné uniquement qu'il appartient d'être fidèle. Il peut soit se résoudre à rester fidèle, soit se laisser séduire. Et les moyens par lesquels la séduction peut s'exprimer sont illimités. Le poste ou la fonction peuvent sembler plus importants que le message confié par Dieu. Les convoitises peuvent devenir si dominantes que la Vérité sera modifiée pour être accommodée à ces convoitises. Paul dit à Tite: ". . . auxquels il faut fermer la bouche. Ils bouleversent des familles entières, enseignant pour un gain honteux ce qu'on ne doit pas enseigner" (Tite 1:11). Sans aucun doute, ces serviteurs irréfléchis se trompaient eux-mêmes; ils faisaient croire qu'ils étaient honnêtes et qu'ils agissaient bien. Mais l'apôtre Paul connaissait leurs intentions. Nous pouvons être sûrs que ces hommes n'ont pas donné au peuple de l'époque la raison pour laquelle ils prêchaient. La manifestation d'une telle honnêteté aurait ruiné leur efficacité auprès de leurs auditeurs. Comment donc peut-on savoir qui il faut croire?
L'honnêteté envers la Parole de Dieu qui leur à été confiée, voilà la seule et unique preuve qu'il faut. Si un ministre veut rester fidèle à la Parole—la doctrine—il prouve d'une façon absolue qu'il est disposé à assujettir le moi et de ce fait à honorer Dieu.
Pourquoi?
Parce que l'homme naturel est inimitié contre Dieu—il ne se soumet pas à la Loi de Dieu, et il ne le peut même pas. Par conséquent, lorsqu'il obéit à la Parole de Dieu qui lui a été confiée, il prouve forcément qu'il a accepté la Vérité, qu'il a reçu le Saint-Esprit, qu'il se maîtrise, qu'il continue à aimer la Vérité et qu'il est disposé à souffrir pour cette Vérité lorsqu'il le faudra.
Les luttes du passé devraient nous préparer aux plus grandes responsabilités de l'avenir. Nous aurions dû effectuer des changements importants dans nos vies personnelles. Nous devrions avoir davantage de respect et d'amour pour la Vérité. Et nous devrions être préparés pour aller de l'avant—et non pas pour regarder en arrière, mais pour aller de l'avant et tendre vers la perfection idéale. La croissance consiste à développer la foi qui a déjà été donnée.
A ce propos, notons une situation comparable dans laquelle se trouvaient les frères de Jérusalem au premier siècle. Paul leur écrivit: "Nous avons beaucoup à dire là-dessus, et des choses difficiles à expliquer, parce que vous êtes devenus lents à comprendre. Vous, en effet, qui depuis longtemps devriez être des maîtres, vous avez encore besoin qu'on vous enseigne les premiers rudiments des oracles de Dieu, vous en êtes venus à avoir besoin de lait et non d'une nourriture solide. Or, quiconque en est au lait n'a pas l'expérience de la parole de justice; car il est un enfant. Mais la nourriture solide est pour les hommes faits, pour ceux dont le jugement est exercé par l'usage à discerner ce qui est bien et ce qui est mal" (Héb. 5:11-14).
Par le changement, le processus de croissance a été renversé. Au lieu de croître en avant vers Christ—vers une perfection plus totale, ceux qui souscrivent au changement régressent en s'éloignant de la Vérité. En observant soigneusement, on peut se rendre compte que c'est bien ce qui est arrivé à ceux qui ont accepté les changements doctrinaux. Le démantèlement de la Vérité n'a pas cessé depuis qu'il a commencé jusqu'à ce jour, et il ne cessera pas tant que la philosophie erronée qui a provoqué les changements trouve ses partisans.
On est bien informé sur les tendances humaines—relativement à la Vérité—tant par l'histoire que par la prophétie.
XI. Résultats: doctrines d'hommes et de démons
De même que de telles doctrines se sont manifestées dans le passé, de même elles deviennent des plus apparentes à notre époque. Nous sommes les témoins de l'accomplissement de plusieurs des prophéties générales relatives à la révélation de la Vérité et à l'apostasie dans les derniers jours. Nous avons vu ces choses se réaliser. Mais quelles seront les conséquences naturelles du détour de la Vérité divinement révélée? A quoi faut-il s'attendre? Une fois que les hommes s'écartent de la Vérité pour s'engager sur la pente fatale, ils ne demeurent pas dans un état stationnaire. Il y aura une évolution sensible. La Bible est l'histoire des élus de Dieu qui ont tourné le dos à leurs responsabilités pour s'attacher aux conceptions qu'ils ont choisies.
Voyons comment cela se répète à notre époque!
Tout d'abord, souvenons-nous que Dieu donna la Vérité au peuple d'Israël du temps de Moïse. Il n'était pas question de révélation progressive nécessitant des changements. La Vérité fut donnée initialement, et les enfants d'Israël étaient tenus de s'y conformer. Ils ne pouvaient la changer en aucune circonstance.
Mais, pendant combien de temps Israël honora-t-il son contrat avec Dieu? Quelques jours suffirent pour qu'il se rebellât contre Dieu. Il ne pouvait et ne voulait pas accepter les contraintes que Dieu lui avait imposées. Il voulait être libre—avoir le privilège de faire tout ce qui lui semblait bon. Mais, bien entendu, il continuait à prétendre à "son" Dieu, affirmant qu'il était le peuple de l'Eternel.
De temps à autre, il y eut des revirements importants. Par l'exercice de leur autorité, des chefs ramenaient le peuple à Dieu. Alors, pendant quelque temps, la nation florissait, devenait stable et prospère et jouissait de la paix. Mais pas pour longtemps. Très vite la nature humaine reprenait le dessus. Le peuple choisi se rebellait—se livrait à la prostitution spirituelle—et finissait en captivité. Et ceci se répéta pendant plusieurs siècles—jusqu'au temps du Christ.
XII. Christ était «ce Prophète»
Christ était le prophète annoncé et semblable à Moïse (Deut. 18:15). Il enseignait exactement ce que Moïse avait enseigné (Jean 5:43-47). Mais quelle sorte d'atmosphère religieuse Jésus trouva-t-Il en Judée—dans l'église du désert? Les oracles de Dieu leur avaient été confiés. Ils étaient privilégiés par rapport à toutes les autres nations. Ils possédaient le plus grand don que l'homme puisse recevoir. Ils avaient reçu le seul et unique mode de vie. Qu'en avaient-ils fait?
Du temps du Christ, les pharisiens étaient assis dans la chaire de Moïse (Matt. 23:1-2). Ils étaient spirituellement responsables d'enseigner la Vérité—les lois, les statuts et les ordonnances de Dieu. Mais que faisaient-ils? Etaient-ils fidèles à leur responsabilité?
A Ses disciples qu'Il éduquait, Jésus à dit: "Gardez-vous avec soin du levain des pharisiens et des sadducéens" (Matt. 16:6). Les disciples ne comprirent pas. Par conséquent, Jésus ajouta: "Comment ne comprenez-vous pas que ce n'est pas de pains que je parlais, quand je vous ai dit: Gardez-vous du levain des pharisiens et des sadducéens. . . ? Alors ils comprirent qu'il ne leur avait pas dit de se garder du levain du pain, mais de la doctrine des pharisiens et des sadducéens" (Matt. 16:11-12, Version Synodale). Ceux à qui Dieu avait confié Sa Vérité n'étaient pas fidèles. Ils avaient progressivement modifié et changé la Vérité en mensonge. Ils avaient créé une doctrine qui les satisfaisait. Les appelés à qui la Vérité avait été donnée ne pouvaient être fidèles—ils n'avaient manifesté aucune ténacité de caractère, même pas pour la Vérité de Dieu. Ils ne restèrent pas fermes. Ils établirent leur propre système de doctrine, tout en prétendant au nom de Dieu et à leur relation physique avec Lui. Dans leur esprit, ils étaient le véritable peuple de Dieu. Celui donc qui osait condamner leurs croyances (dans ce cas, Jésus-Christ) était un imposteur qui méritait la mort.
Les hérétiques ne se cachent en général pas derrière l'anonymat. Au contraire, ils s'efforcent presque toujours de créer l'incarnation d'une doctrine qui reflète leurs aspirations et leurs espoirs. Les pharisiens et les sadducéens n'étaient pas différents. Jésus dit qu'ils avaient élaboré une philosophie religieuse qui leur était propre: ". . . Et vous, pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu au profit de votre tradition? Car Dieu a dit: Honore ton père et ta mère; et: Celui qui maudira son père ou sa mère sera puni de mort. Mais vous, vous dites: Celui qui dira à son père ou à sa mère: Ce dont j'aurais pu t'assister est une offrande à Dieu, n'est pas tenu d'honorer son père ou sa mère. Vous annulez ainsi la parole de Dieu au profit de votre tradition. Hypocrites, Ésaïe a bien prophétisé sur vous, quand il a dit: Ce peuple m'honore des lèvres, Mais son cœur est éloigné de moi. C'est en vain qu'ils m'honorent, en enseignant des préceptes qui sont des commandements d'hommes." (Matt. 15:3-9, comparez Marc 7:6-9). Lorsque les gens se détournent de la Vérité, ils veulent soulager leur conscience généralement en créant leurs propres doctrines. L'homme naturel a tendance à se détourner de la Vérité. Une fois que les êtres humains se détournent, ils essayent de se racheter en établissant un système. Bien qu'on se serve du nom de Dieu, la plupart des conceptions religieuses existant de nos jours ne sont rien d'autre que des créations d'hommes (Jean 5:43-44). Mais la doctrine de Dieu est une doctrine unique. Le Corps de Christ n'est pas divisé—il est un. Comment donc les doctrines divergentes des églises actuelles peuvent-elles témoigner du Corps de Christ? Non, elles ne le peuvent pas. Car, la plupart de ceux qui se prétendent chrétiens sont prêts à avouer que leurs pratiques ne sont pas ce que Jésus-Christ a enseigné et pratiqué. Leur conception est la suivante: les enseignements de Christ étaient antérieurs à Sa mort, par conséquent ils font partie de l'Ancien Testament—et non de la Nouvelle Alliance. Et pourtant il n'y a aucun doute sur ce que Moïse et Jésus-Christ ont enseigné. Christ communiqua Ses enseignements à Ses disciples, qui, à leur tour, instruisirent ceux qui les suivirent. Les paroles que Jésus enseigna sont celles que le ministère choisi par Christ doit enseigner jusqu'à Son second avènement. La confusion s'étale aujourd'hui parce que les hommes ont élaboré leurs propres doctrines et les appelés sont disposés à les suivre. Tout ce travestissement est la preuve évidente de l'abandon de la Vérité. La conséquence inévitable du détour de la Vérité, c'est la création de doctrines humaines.
Paul enseigna à l'église de Colosses: ". . . préceptes qui tous deviennent pernicieux par l'abus [ou, Version Darby, choses qui sont toutes destinées à périr par l'usage], et qui ne sont fondés que sur les ordonnances et les doctrines des hommes?" (Colossiens 2:22). Les hommes peuvent élaborer leurs propres doctrines, mais la destinée de ces doctrines est inévitable. Elles finiront par périr. Il n'est pas sûr que celui qui se laisse entraîner dans l'erreur puisse se ressaisir avant qu'il ne soit trop tard. En général, l'esprit s'adapte au changement à un tel point que ce dernier finit par lui paraître logique et tout à fait acceptable. Par conséquent, un fondement est indispensable. Dieu révélera Sa Parole, mais une seule fois, et ensuite la foi qui est nécessaire pour croire jusqu'au salut, devra être gardée ferme par un contact quotidien avec Dieu, accompagné d'abnégation.
Aussi forte que soit la nature humaine—quand elle veut se justifier—elle ne représente nullement l'influence la plus importante. A moins de demeurer actifs spirituellement et de maintenir notre foi en la vérité révélée, un ennemi invisible sèmera de la discorde et du doute. Souvent, "l'érosion" graduelle que subit la Vérité se fait à l'insu de la majorité des gens. Et sans s'en rendre compte, le peuple choisi par Dieu écoutera attentivement la voix de Satan le Diable. Paul donne l'avertissement suivant: "Mais l'Esprit dit expressément que, dans les derniers temps [notre époque même], quelques-uns abandonneront la foi [ce en quoi on croyait à un moment donné], pour s'attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons, par l'hypocrisie de faux docteurs portant la marque de la flétrissure dans leur propre conscience" (I Tim. 4:1-2). Si les serviteurs choisis par Dieu ne pensent pas au Diable, il n'est pas moins vrai qu'il est toujours présent. Il s'oppose à tous ceux qui croient en la Vérité révélée. Son intention est de détruire la foi—d'attaquer et de ridiculiser la Vérité et ceux qui croient en elle. Ceux qui ne maintiennent pas une foi et conviction fermes seront enclins à transiger. Un compromis en entraîne un autre. Et au bout de quelque temps on aura rejeté toute l'armature de la Vérité. Seuls ceux qui demeurent fidèles à ce qui leur a été enseigné—la foi transmise une fois pour toutes—seront sauvés. Mais, demanderont plusieurs, comment peut-on connaître la vraie doctrine—la Vérité absolue de Dieu? Eh bien, comprenons!
XIII. Comment connaître la doctrine
Jésus a dit: ". . . Je suis le chemin, la vérité, et la vie. . ." (Jean 14:6). Et encore: ". . . ta parole est la vérité" (Jean 17:17), Jésus-Christ était la Parole faite chair (Jean 1:14). Il était l'incarnation des paroles mêmes de Dieu. Ce que les gens voyaient et entendaient chez Lui, c'était la Vérité—la vraie doctrine de Dieu—vécue et prêchée. Accepter tout simplement la personne de Jésus ne suffit pas. Il est nécessaire de L'accepter en tant que Parole personnifiée. Mais combien d'êtres humains peuvent accepter cela? AUCUN ne peut le faire de son propre gré! L'acceptation de Jésus-Christ en tant que Fils de Dieu, Parole de Dieu personnifiée, est un acte de foi. Cette compréhension ne peut être que révélée. Car Jésus a dit: ". . . Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux enfants. Oui, Père, je te loue de ce que tu l'as voulu ainsi. Toutes choses m'ont été données par mon Père, et personne ne connaît le Fils, si ce n'est le Père; personne non plus ne connaît le Père, si ce n'est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler" (Matt. 11:25-27).
Connaître la vraie doctrine—la Parole de Dieu c'est connaître le Fils. Et il faut que le Fils soit miraculeusement révélé. Il le sera seulement à ceux que Dieu appelle. Paul souligna ce point lorsqu'il dit: ". . . l'homme animal ne reçoit pas les choses de l'Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c'est spirituellement qu'on en juge" (I Cor. 2:14). L'homme naturel ne veut pas—et ne peut pas—connaître la Vérité. Il doit premièrement être appelé afin de connaître et de comprendre. Ensuite, une fois appelé, il doit rester fidèle à cet appel, autrement il perdra la foi et commencera à corrompre la Vérité.
Quelle est donc la preuve? Comment les êtres humains peuvent-ils savoir?
Seuls ceux qui sont appelés connaîtront la Vérité! Au moment de leur appel, il n'y a aucun doute dans leur esprit. Il se produit un miracle. Ils connaissent ce mode de vie—et ils le savent. D'autres sont stupéfaits et perplexes, leur incrédulité les pousse à ridiculiser. Mais cela ne change en rien les faits. Les appelés de Dieu savent qu'ils sont Ses serviteurs. Cependant, ils doivent toujours être sur leurs gardes, car une fois qu'ils commencent à perdre la foi—à s'attacher à des conceptions diverses et étranges—on ne peut plus se fier à leur intelligence spirituelle. Ils sont devenus aveugles et ne savent plus qui ils sont. Notez ce qui arriva dans l'église de Corinthe. Des membres de l'église de Corinthe s'étaient mis à pervertir la Vérité. Certains voulaient connaître la preuve du ministère de Paul. On agit de même aujourd'hui. Comment peut-on connaître la Vérité? La réponse de Paul est la suivante: ". . . avons-nous besoin, comme quelques-uns, de lettres de recommandation auprès de vous, ou de votre part? C'est vous qui êtes notre lettre, écrite dans nos cœurs, connue et lue de tous les hommes. Vous êtes manifestement une lettre de Christ, écrite, par notre ministère, non avec de l'encre, mais avec l'Esprit du Dieu vivant, non sur des tables de pierre, mais sur des tables de chair, sur les cœurs" (II Cor. 3:l-3). Bien qu'ils eussent commencé à douter, ils étaient la preuve vivante du mode de vie—de la vérité que Dieu avait révélée à l'apôtre Paul, qui, à son tour, la transmit aux fidèles. D'une façon tout à fait comparable, ceux qui aujourd'hui ont répudié la Vérité de Dieu ne peuvent pas nier leur commencement. Ils furent appelés et la Vérité de Dieu leur fut donnée. Ils se firent baptiser pour ce mode de vie. Ils avaient la connaissance et ils savaient qu'ils l'avaient. Ils étaient disposés à sacrifier leur vie pour cette Vérité. Le temps a été témoin de ce fait historique. Rien ne peut le modifier, le changer ou le nier. Par conséquent, les membres de l'Eglise de Dieu—de 1934 à 1974—sont une manifestation de la Vérité—du mode de vie. Ils sont et ils seront toujours une preuve vivante de ce mode de vie. Ils sont un fait historique!
XIV. La compréhension vient uniquement par la révélation divine
Les non-convertis ne peuvent pas comprendre. L'intelligence des choses spirituelles est le résultat de la révélation divine. Par conséquent, le témoignage qui a de la valeur, c'est celui qui vient de ceux qui ont été appelés. Pendant quarante ans, ils ont été unis par le lien d'une même croyance. Les échecs humains lamentables, mis à découvert par la suite, n'altèrent pas la validité de cette Vérité.
Tous ceux que Dieu a appelés et choisis connaissaient la doctrine (II Tim. 3:10). Ils n'eurent aucun doute jusqu'au jour où les péchés de certains furent mis à nu. Mais les péchés des autres ne changent pas la Vérité de Dieu. Dieu n'est pas responsable des manquements du ministère.
Comment avons-nous connu la Vérité? En la vivant! Christ a dit: "C'est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez" (Matt. 7:20). Dans Jean 7:17 Christ développa ce principe: "Si quelqu'un veut faire sa volonté, il connaîtra si ma doctrine est de Dieu, ou si je parle de mon chef." Nous avons tous connu la doctrine. Nous l'avons vécue. Nous avons fait la volonté de Dieu. Nous avons vu les résultats de ce mode de vie. Nous n'avions aucun doute.
Mais voyez ce qui est arrivé à l'Eglise de Dieu depuis le moment fatal du changement. Elle a été littéralement déchirée. Toutes sortes de factions ont surgi de ce corps. Il y a cependant une petite poignée de gens qui s'accrochent encore avec ténacité à la foi transmise une fois pour toutes—à cette croyance qui, à un moment donné, était celle de tous. Ceux qui adhèrent encore à l'un ou l'autre des enseignements de l'Eglise reconnaissent par leurs actions mêmes que la doctrine était la vraie doctrine et que le corps était l'Eglise de Dieu.
Il n'y a aucune raison de douter, même pas aujourd'hui. Nous pouvons CONNAITRE. Jésus a dit: ". . . celui que m'aime, sera aimé de mon Père; et moi je l'aimerai, et je me manifesterai à lui" (Jean 14:21, Version Darby). Manifester signifie rendre évident. Mais, évident aux yeux de qui? De ceux qui connaissent et comprennent. Nous connaissions la Vérité lorsque nous avons été appelés et que nous l'avons vécue. Si ce que nous avons accepté constituait la Vérité, alors il est impossible qu'un changement doctrinal quelconque soit la Vérité. Car la Vérité est absolue—elle est la perfection qui défie le changement. Les changements actuels ne peuvent donc pas constituer la Vérité. Autre chose encore est reprochable: Les premiers changements (apportés en 1973-1974) ne sont plus considérés comme valables. Eux aussi ont été changés. Pourquoi? Parce que la source de la Vérité—la puissance et l'influence du Saint-Esprit—n'est plus directrice. Le changement n'est pas la manifestation de l'Esprit de Dieu. Il émane de la nature charnelle—c'est preuve qu'il n'est pas de Dieu.
De 1934 à 1974 Jésus S'est-Il manifesté dans l'Eglise? Si cela n'a pas été le cas, alors l'Eglise ne Lui appartenait pas. Mais s'Il S'est manifesté, cette doctrine—la Parole—ne doit pas être changée!
Quelle vraie doctrine l'Eglise manifesta-t-elle donc? S'adressant aux Romains, Paul écrivit: "Or, tout ce qui a été écrit d'avance [l'Ancien Testament] l'a été pour notre instruction [doctrine: le mot grec est didaskalia, qui signifie doctrine ou enseignement]. . ." (Rom. 15:4). La doctrine de l'Eglise de Dieu, dans les derniers jours, inclut les écrits de l'Ancien Testament. [La seule partie de la Parole de Dieu qui est exclue, est celle dont Paul fait précisément mention: les sacrifices, les ablutions et les ordonnances charnelles.] Une seule église a pratiqué et vécu toutes ces vérités—la vraie doctrine. En vérité, la vie de Christ, la Parole de Dieu, était manifeste dans Son Eglise. Ayant été manifestée, la vraie doctrine n'est pas encline au changement. Voyez Hébreux 13:8-9. Christ est la Parole. Et la Parole de Dieu donnée à Christ est la doctrine. Par conséquent, Christ, la doctrine personnifiée, ne peut pas changer! D'où l'exhortation à demeurer "attaché à la vraie parole telle qu'elle a été enseignée, afin d'être capable d'exhorter selon la saine doctrine et de réfuter les contradicteurs" (Tite 1:9). Jean a écrit: ". . . l'onction [la réception du Saint-Esprit] que vous avez reçue de lui demeure en vous . . . mais comme son onction vous enseigne toutes choses, et qu'elle est véritable et qu'elle n'est point un mensonge, demeurez en lui selon les enseignements qu'elle vous a donnés" (I Jean 2:27). La Vérité est le mode de vie auquel nous avons été appelés—que nous avons reçu au commencement. Et Dieu exige que nous adhérions fidèlement ("demeurez en lui") à cette voie qui nous a été enseignée initialement.
Ceux qui sont fidèles CONNAITRONT la Vérité—ils n'auront pas oublié ce qui leur a été enseigné. Les gens du monde ne peuvent pas la connaître, car elle ne leur a pas été révélée. Ceux qui s'écartent de la voie deviennent aveugles et ne sont plus en mesure de voir la Vérité. Ils ne sont pas capables de discerner les choses spirituelles.
XV. Pourquoi est-il nécessaire d'éprouver les serviteurs de Dieu?
Les hommes sont faillibles. Même divinement appelés ou chargés de mission, ils restent faillibles. Il ne leur est pas impossible de s'égarer. La Bible est une longue chronique sur les serviteurs humains, appelés et élus de Dieu, qui pour diverses raisons se détournent de la voie de la vie.
A cause de cette faillibilité, Dieu nous ordonne de ne pas mettre notre confiance en les hommes. Comment donc les appelés peuvent-ils reconnaître ceux qui enseignent la Vérité? Par un seul critère: la Vérité immuable de Dieu. Dieu ne change pas. Lorsque Dieu révèle Son mode de vie, Il révèle la Vérité. Les ministres et les laïcs sont alors tenus de rester fidèles à la Vérité. Que l'on soit ministre ou laïc, il nous est très facile de reconnaître, suite à un examen, les fidèles. Qui reste loyal à la Vérité telle qu'elle a été enseignée?
Pourquoi est-il nécessaire de nous éprouver les uns les autres? Dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles (II Tim. 3:1). Paul ajoute: ". . . les hommes méchants et imposteurs avanceront toujours plus dans le mal, égarant les autres et égarés eux-mêmes" (II Tim. 3:13). Le chaos régnera dans l'Eglise. L'hérésie dominera. Mais tout cela ne nous empêche pas de vivre avec assurance la vie chrétienne. Paul donne l'exhortation suivante: "Toi, demeure dans les choses que tu as apprises, et reconnues certaines, sachant de qui tu les as apprises" (II Tim. 3:14). Nous devons, dans les derniers jours, demeurer dans la doctrine (la totalité de la Parole de Dieu, verset 16) qui nous a été enseignée. Il s'agit de la Parole révélée et "utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice" (verset 16).
Paul souligne la nécessité d'un examen soigneux. Concernant les derniers jours il écrivit: "Prêche la Parole" (celle qui lui avait été enseignée). Le besoin est pressant! Pourquoi? "Car il viendra un temps [dans les derniers jours] où les hommes [le peuple de Dieu] ne souffriront point la saine doctrine [cette parole révélée par Dieu], mais ayant la démangeaison d'entendre des choses agréables, ils s'assembleront des docteurs [des ministres qui sont disposés à transiger avec la foi pour un poste, de l'argent, du prestige ou par crainte] selon leurs propres désirs; et ils [le peuple et les ministres] fermeront l'oreille à la vérité [la vérité vint en premier et ensuite l'hérésie suivit], et se tourneront vers les fables [des conceptions selon leur propre cœur et "confirmées" par la soi-disant érudition] " (II Tim. 4:3-4, Version Ostervald).
Sur quelle raison plus péremptoire pourrait-on s'appuyer pour justifier la nécessité d'un examen soigneux? Pour ceux qui désirent individualiser, un critère—et un seul—demeure absolu. C'est la Vérité qui nous a été enseignée originellement.
Ceux qui prêchent la Vérité doivent en vivre. Et ceux qui se prétendent chrétiens doivent se conformer aux principes fondamentaux de ce mode de vie (Rom. 2:17-24). Paraître différent de ce qu'on est, c'est être un parfait hypocrite. Et les hypocrites n'ont pas la faveur de Dieu.
Le critère pour éprouver à la fois le ministre et le laïc, est double. Premièrement, chacun doit vivre la Vérité telle qu'elle a été enseignée. Et, deuxièmement, chacun doit vivre la vérité dans sa vie. Un chrétien doit s'efforcer à développer un caractère irréprochable.
XVI. Devons-nous suivre des hommes qui se détournent de la vraie doctrine?
La Bible dit que, dans les derniers jours, plusieurs vrais ministres se détourneront de la Vérité. La fin de cette ère ne peut arriver avant qu'il ne se produise tout d'abord une importante apostasie. Lorsque l'apostasie paraît, doit-on, pour un nom ou une Eglise, suivre ceux qui apostasient?
Paul écrivit à Tite: ". . . et qu'ils ne s'attachent pas à des fables judaïques et à des commandements d'hommes [le résultat des tendances humaines] qui se détournent [ils ont eu la connaissance] de la vérité" (Tite 1:14). Ceux qui se sont détournés de la vérité, ont-ils abandonné la religion?" Ils font profession de connaître Dieu, mais ils le renient par leurs œuvres, étant abominables, rebelles, et incapables d'aucune bonne œuvre" (Tite 1:16).
Nous sommes exhortés à ne pas nous intéresser à quiconque se détourne de la Vérité et commence à enseigner l'hérésie. Dans de telles situations, il faut prendre la détermination d'obéir (d'être loyal et fidèle) à Dieu, et non aux hommes. Nous ne devons pas mépriser les hommes, mais nous devons premièrement obéir à Dieu. Les circonstances actuelles forcent tous les serviteurs choisis par Dieu à décider de l'objet de leur loyauté. C'est à cet égard que Dieu sonde chacun pour connaître ceux qui sont approuvés (I Cor. 1:19).
Jean montre combien il est obligatoire d'évaluer correctement. Dans II Jean nous lisons que les appelés et les élus de Dieu CONNAISSENT la Vérité (II Jean 1). Cette Vérité (Christ) demeure en nous (verset 2). Et même au milieu de la détresse et de l'épreuve, certains étaient fidèles à la Vérité—ils y marchaient encore, selon les enseignements qu'ils avaient reçus des vrais ministres de Dieu (verset 4). Il les conjure de s'aimer les uns les autres, conformément à la vérité reçue dès le commencement (versets 5-6). Et parce que la séduction et l'hérésie vont aller en augmentant parmi les membres de l'Eglise, tous sont avertis de s'éprouver et s'examiner eux-mêmes très soigneusement (versets 7-8). Ce qui sert de base à un tel jugement, c'est la croyance en la manifestation de Christ—la Parole immuable—dans les vies physiques de Ses serviteurs choisis (verset 7). Ceux qui se détournent de la Parole révélée ne demeurent pas dans la doctrine de Christ (verset 9). Ils n'ont pas la vie de Dieu et de Christ (verset 9). Mais si nous demeurons fidèles à la Parole révélée originellement par Dieu, nous avons à la fois le Père et le Fils (verset 9). Si tous deux sont présents en nous, nous Leur appartenons. Cependant, s'Ils ne sont pas en nous, nous ne Leur appartenons pas.
Le test a commencé. Car si quelqu'un vient à vous et n'apporte pas cette doctrine (ce qui fut donné dès le commencement), vous ne devez nullement l'appuyer (verset 10). Vous ne devez pas suivre des hommes qui se détournent de la Vérité. Dieu veut que nous Lui soyons fidèles—fidèles à la Parole de Dieu telle qu'elle fut manifestée dans la vie de Christ.
Paul donna à Tite l'ordre suivant: "Eloigne-toi de l'hérétique après un premier et un second avertissement" (Tite 3:10, Version Synodale). Ces instructions s'adressent à un ministre, mais ce principe s'applique à quiconque commence à épouser l'hérésie. Un tel individu doit être rejeté. Aucun serviteur de Dieu, sincère et fidèle, ne doit suivre un tel infidèle.
Paul dit aux Corinthiens de sortir et de se séparer de ceux qui s'égaraient (II Cor. 6:14-l8). La Vérité ne doit pas coexister avec l'hérésie. Que la Vérité révélée initialement serve de base à votre jugement, et évitez tous ceux qui ne se conforment pas à ce mode de vie. Nous avons ici la preuve que les Corinthiens fidèles étaient exhortés à sortir de l'Eglise. L'Eglise avait sombré dans l'erreur. Les fidèles devaient s'en aller—de peur que l'erreur ne les corrompe.
Il faut obéir à Dieu et Le suivre. On ne peut suivre des êtres humains que s'ils restent fidèles à la Parole révélée par Dieu, L'examen en soi demande du courage! Mais les facteurs s'y rapportant ne sont pas difficiles à comprendre.
XVII. Il faut connaître les vrais serviteurs
Malgré les périodes d'apostasie, Dieu S'est toujours conservé un reste de serviteurs fidèles—ministres y compris. Elie ne resta pas seul. Dieu S'était réservé un grand nombre de serviteurs qui n'avaient pas fléchi le genou devant Baal. Au premier siècle, après la mort des premiers apôtres, Il y eut quelques ministres qui restèrent fidèles à leur appel. Et puisque ces exemples ont été écrits pour notre instruction (doctrine, enseignement), c'est preuve qu'il existe aujourd'hui un ministère fidèle. A ceux qui désirent être loyaux à Dieu, il incombe donc de savoir qui et où sont ces serviteurs. Et vous ne devez pas oublier la façon dont vous allez le déterminer. Le faire à vue de nez est loin de suffire. Le préjugé et la moquerie ne donneront rien de bon. "Attendre pour voir" peut être fatal. Dieu nous a donné le critère qu'il faut pour arriver à une conclusion sûre. Il nous incombe de faire cet effort!
Notons quelques textes. Souvenez-vous, ces textes s'appliquent à nous! L'homme doit vivre—et aujourd'hui encore—de toute parole qui vient de Dieu. La totalité de la Bible est la Parole de Dieu. C'est tout le corps et toute la vie de Christ. Il était cette Parole faite chair.
Paul a dit aux Hébreux: "Souvenez-vous de vos conducteurs qui vous ont annoncé la parole de Dieu, et, considérant l'issue de leur conduite, imitez leur foi" (Héb. 13:7, Version Darby). Si vous devez vous souvenir d'eux et imiter leur foi, alors il est absolument certain qu'il vous faudra savoir qui et où ils sont. Lever les bras au ciel de désespoir ne résoudra rien. Les précisions concernant la nécessité d'"éprouver" ont été données. Chacun doit manifester suffisamment de courage et de conviction pour remplir cette exigence.
Paul développe le principe exprimé dans le verset 7. Dans Hébreux 13:17 il écrit: "Obéissez à vos conducteurs et ayez pour eux de la déférence, car ils veillent sur vos âmes comme devant en rendre compte; qu'il en soit ainsi, afin qu'ils le fassent avec joie, et non en gémissant, ce qui ne vous serait d'aucun avantage." A cause de difficultés, d'épreuves et de la répudiation de la doctrine, plusieurs élus de Dieu, du temps de l'apôtre Paul, avaient de la peine à reconnaître les fidèles ou à se soumettre à eux. Mais Paul leur dit qu'ils doivent connaître les vrais ministres, quels que soient les problèmes. Individualiser dans le but de se soustraire à cette sérieuse responsabilité, ne plaît pas à Dieu. Ces textes s'appliquent à nous. Nous devons connaître les vrais ministres. Et les vrais ministres doivent connaître les vases choisis par Dieu. Comment? Le test est le même. En un mot, chacun est reconnu à sa fidélité à la doctrine originellement révélée. Les ministres la prêchent et la vivent. Les laïcs la pratiquent dans leur vie de tous les jours.
Paul a dit à Timothée, un ministre: "Que les anciens qui dirigent bien soient jugés dignes d'un double honneur, surtout ceux qui travaillent à la prédication et à l'enseignement" (I Tim. 5:l7). Il est très clair qu'il vous faudra connaître la doctrine pour obéir à cet ordre que donne la Bible. Il n'est pas possible d'obéir à l'ordre sans avoir préalablement la connaissance de la doctrine, Non pas d'une doctrine quelconque mais de LA doctrine. Il s'agit de la doctrine que Dieu avait révélée à l'apôtre Paul, qui avait été enseignée et dont s'étaient imprégnés ceux qui furent choisis pour assister Paul dans son ministère.
Conformément à la logique, voilà ce que vous devez faire: 1) CONNAITRE la doctrine. 2) Eprouver le ministère grâce à cette doctrine. 3) Vous soumettre à ceux qui continuent à prêcher le mode de vie—la doctrine. Et les ministres qui sont fidèles dirigeront bien. C'est-à-dire, ils guideront et aideront les gens dans un but altruiste et non pas égoïste ou intéressé. De plus, ils vivront et pratiqueront le mode de vie. Ils seront exempts de toute hypocrisie.
Dans I Corinthiens 4:16-l7, Paul enseigne à l'Eglise comment elle doit éprouver les ministres instruits, formés et envoyés par les serviteurs originellement choisis: "Je vous en conjure donc, soyez mes imitateurs. Pour cela je vous ai envoyé Timothée, qui est mon enfant bien-aimé et fidèle dans le Seigneur; il vous rappellera quelles sont mes voies en Christ, quelle est la manière dont j'enseigne partout dans toutes les Eglises."
Qui sont les véritables ministres? Ceux qui persévèrent dans les voies de Dieu—ces voies en Christ. Et à cet égard, les laïcs doivent imiter le ministère. Paul dit qu'il aurait pu être un réprouvé, mais qu'il était resté fidèle à son appel—il avait été appelé à prêcher la Vérité immuable. Il dit qu'il avait transmis exactement ce que Dieu lui avait donné. Et les membres choisis du Corps de Christ devaient le suivre dans l'obéissance à la Vérité révélée.
Pour connaître le caractère que Dieu exige des ministres, voyez I Timothée 6:3-5. Si un ministre ne se conforme pas à la norme noble et parfaite que Dieu a imposée, il lui sera impossible de conduire les fidèles dans la justice. Mais plutôt, il les conduira dans les plaisirs charnels, l'hérésie et toutes sortes de mauvaises actions.
Vous devez CONNAITRE les vrais serviteurs de Dieu. A moins que vous ne connaissiez la doctrine et l'appliquiez sagement en éprouvant le ministère, vous ne pouvez pas obéir à la totalité de la Parole inspirée par Dieu. Souvenez-vous, vous devez la vivre—non en partie mais dans sa totalité.
La doctrine est l'enseignement de Christ. Il était la Parole vivante de Dieu, manifestée dans la chair. Il était, et Il est, la Vérité et le Chemin. Ses paroles n'étaient pas Ses propres paroles, mais celles que le Père Lui avait données.
Personne ne peut parvenir à la connaissance de l'identité de Christ par sa propre volonté. Une telle connaissance doit être révélée. Christ était la vraie doctrine personnifiée. Et cette doctrine à dû être révélée—non seulement du temps du Christ et des apôtres, mais aussi dans les derniers jours. Sa méthode de travail n'a jamais changé.
Initialement, Christ enseigna les paroles—la doctrine—que le Père Lui avait données. De même qu'Il fut envoyé par le Père, de même Il appela, enseigna et envoya en mission des serviteurs qui devaient prêcher la même doctrine. Il Se servit et Se sert encore d'un ministère pour faire Son Œuvre.
A cause des êtres humains, la porte était laissée grande ouverte à la manifestation des tendances charnelles. Et très vite, la plupart des ministres et des laïcs se livraient à la perversion doctrinale, aux plaisirs, à l'hérésie et à toutes sortes d'œuvres mauvaises.
Le résultat? Un test s'imposait. Seules la foi et la confiance en la vraie doctrine allaient permettre aux appelés de tracer un trajet sûr au milieu des eaux tumultueuses du chaos spirituel. Il fallait qu'ils CONNAISSENT la doctrine. Et ils la connaissaient parce qu'ils l'avaient vécue. Même ceux qui se détournaient de la Vérité étaient une preuve vivante de la véracité doctrinale. Leurs fruits, dans le passé, l'avaient prouvée.
La Vérité authentique doit continuer jusqu'à la fin. Et c'est uniquement en se servant de cette Vérité que l'on peut éprouver ceux qui sont tenus de prêcher et maintenir la Vérité. Vous devez CONNAITRE ceux qui travaillent parmi vous à la prédication et à l'enseignement.
Eprouver les ministres fidèles est votre responsabilité. Et une responsabilité importante en plus, parce que le peuple de Dieu est exhorté à ne pas suivre quiconque se détourne de la Vérité. Ce qui sert de base à toute évaluation, c'est la doctrine révélée. Vous devez avoir foi en elle.
La doctrine est impérative. Elle est absolue. Mais toute la Bible est une chronique sur la façon dont les hommes irréfléchis ont fait un mauvais usage de la doctrine. Elle nous fait connaître à la fois la bonne et la mauvaise application de la doctrine. Christ a appliqué la doctrine comme il le fallait. Mais, d'une façon ou d'une autre, presque tous les êtres humains n'ont pas su l'appliquer convenablement. Il faudra donc que vous attendiez patiemment la prochaine lettre du mois pour une étude approfondie et exhaustive sur l'administration.
J'espère que la question de la doctrine a été clairement expliquée. C'est avec joie que nous avons voulu vous aider à la comprendre. Donc, en attendant la prochaine fois, tout notre amour et respect.
Avec beaucoup d'affection et d'égards,
Raymond C. Cole
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